Retour sur le duel Villeneuve-Arnoux de 1979 et 4 autres GP de France marquants

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    Le Grand Prix de France de Formule 1 va renaître dimanche après 10 ans d’absence au circuit Paul-Ricard, à 40 km de Marseille, près du village du Castellet, en Provence. Nous profitons de cette occasion pour évoquer les cinq GP de France les plus marquants.

    1968, la mort de Schlesser

    Après une carrière bien remplie en Formule 2, rallye et endurance, Jo Schlesser obtient à 40 ans la possibilité de disputer sa première course de Formule 1 sur le circuit de Rouen-les-Essarts en juillet 1968.

    L’oncle de Jean-Louis Schlesser explique vivre « un rêve » mais celui-ci va tourner au cauchemar. Le Britannique John Surtees a refusé de courir avec la nouvelle Honda RA302, dont le châssis construit en magnésium est hautement inflammable, contrairement à l’aluminium. La voiture est en outre dangereuse à conduire. Dès le troisième tour, le Français, qualifié en 16e et avant-dernière position, perd le contrôle de sa monoplace dans le virage des Six-Frères et heurte le talus. Lestée de 200 litres de carburant, celle-ci s’embrase instantanément et Schlesser meurt brûlé vif.

    1979 – le duel Villeneuve-Arnoux

    Jean-Pierre Jabouille s’impose, offrant à Renault sa première victoire en tant que motoriste et constructeur, deux ans après ses débuts, ce qui valide le choix du moteur turbo. Jabouille est aussi le premier pilote français à gagner à domicile mais la course reste dans les mémoires en raison du combat exceptionnel pour la deuxième place entre Gilles Villeneuve sur Ferrari et René Arnoux, dans l’autre Renault, lors des trois derniers tours.
    « Il n’y a pas une semaine où on ne me parle pas ne notre duel à Dijon. » ne cesse de répéter René Arnoux.

    Le pilote français doit s’incliner face au Canadien, alors que les deux hommes, roues contre roues, se heurtent à plusieurs reprises dans le dernier tour.

    « On avait beaucoup de respect l’un pour l’autre, il savait que je n’allais pas lui faire de crasse et moi aussi ». D’ailleurs Arnoux et Villeneuve seront réprimandés par Niki Lauda au GP suivant à Silverstone.

    1982 – la rupture Arnoux-Prost

    Six pilotes français sont au départ au Castellet, avec René Arnoux et Alain Prost en première ligne. Quatre Tricolores terminent aux quatre premières places, Arnoux décrochant sa troisième victoire en F1 devant Prost, le premier doublé de la marque au losange.

    Mais celui-ci est gâché par le refus d’Arnoux de suivre les consignes de Gérard Larrousse, directeur de Renault F1. « L’équipe avait demandé à René de me laisser passer car j’avais une meilleure position au Championnat du monde », rappelle Prost. Face à la polémique et vexé d’être considéré comme un mauvais perdant par le public, le futur quadruple champion du monde décide peu après de s’installer en Suisse.
    « Cela a changé le cours de ma vie, c’est l’un de mes pires souvenirs en F1 », souligne Prost.

    1989, les débuts d’Alesi

    En 1989, sur le Circuit Paul Ricard, Alain Prost gagne devant Nigel Mansell mais c’est un autre Français, le débutant Jean Alesi, qui marque les esprits. Parti de la 16e place sur la grille, il occupe à un moment la deuxième place avant de finir à la quatrième position d’une course intense. Seuls treize pilotes sur les 26 au départ franchissent la ligne d’arrivée. Chez Tyrrell, Alesi remplace l’Italien Michele Alboreto, parti subitement car lié à Marlboro alors que l’écurie britannique a pour nouveau commanditaire Camel. À 25 ans, Alesi prend part à sa première course en F1.

    Il se retrouve pour cette année coéquipier du Britannique Jonathan Palmer, père de Jolyon, le futur pilote Renault. Sa performance lui assure un engagement à plein temps la saison suivante.

    2004 – le pari gagnant de Brawn

    Vainqueur à huit reprises à Magny-Cours, Michael Schumacher conquiert son succès le plus brillant en 2004, lors d’une saison qu’il écrase. Pour devancer Fernando Alonso, parti en pole, l’Allemand de Ferrari s’arrête à quatre reprises aux stands pour attaquer en permanence avec des pneus neufs. La décision, en apparence insensée, est une ruse mûrement réfléchie de la part du stratège de la Scuderia, Ross Brawn.

    Avec huit secondes d’avance à l’arrivée sur l’Espagnol de Renault, Schumi décroche la première victoire de l’histoire de la F1 obtenue en effectuant quatre arrêts dans des conditions de course normales.

    Via Agence France Presse La Presse

     

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