Selon une étude, l’hybride rechargeable plus convaincant que le tout électrique d’ici 2030

    0
    1101

    Le déploiement de l’hybride rechargeable pour les véhicules particuliers et les utilitaires est la meilleure solution à moyen terme pour réduire l’impact environnemental des transports, selon une étude publiée dernièrement.

    Les auteurs de cette étude jugent également contreproductive la course à l’autonomie maximale pour les voitures électriques.

    Cette étude publiée par l’Agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) vise à comparer la viabilité économique (coût de possession d’un véhicule en intégrant les éventuelles aides à l’achat) et l’intérêt écologique d’ici à 2030 de différents types de motorisations (diesel, essence, hybride, électrique).

    L’avenir de l’essence et du diesel est incertain

    Sans surprise, il apparaît que l’avenir des moteurs à essence et moteurs diesel  » semble compromis à horizon 2030 « , sauf sur le segment des gros camions, du fait de la concurrence des technologies électrifiées et des politiques de plus en plus contraignantes.

     » Il semble que l’avenir du petit véhicule urbain soit promis au véhicule électrique « , note en particulier l’Ademe.

    Mais alors que plusieurs constructeurs automobiles parient massivement sur les voitures électriques en tentant d’en augmenter l’autonomie, l’étude montre que ces technologies, dont la rentabilité va s’améliorer avec la baisse du coût des batteries et les aides à l’achat, pourraient être « fortement concurrencés » par les hybrides rechargeables.

     » La course à l’augmentation de l’autonomie est un point de vigilance  » car elle conduit à embarquer dans les véhicules des batteries plus importantes et plus lourdes qui renchérissent le coût du véhicule et son impact environnemental le long de sa chaîne de production, explique l’Ademe.

    L’hybride est le meilleur compromis pour l’instant

    À l’inverse, les solutions hybrides rechargeables avec leurs batteries plus petites, ont un impact environnemental moins important, notamment pour des trajets quotidiens de moins de 50 km, même si le coût reste un verrou qui freine leur développement.

    Il faut aussi que ces véhicules soient utilisés régulièrement et que leur batterie soit rechargée quotidiennement pour maximiser l’utilisation du véhicule en mode électrique, précise l’étude.

    L’Ademe précise encore qu’afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre du transport, la solution la plus optimale reste les transports en commun, qu’ils soient électriques ou hybrides.

    Et là encore, le bus hybride s’avère à court terme une solution intermédiaire représentant une bonne alternative au bus conventionnel roulant au diesel, en attendant que les coûts du bus tout électrique baissent.

    Via Agence France Presse La Presse

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    Veuillez saisir votre commentaire
    Veuillez saisir votre Nom