Hyundai Ioniq : à l’assaut de la Toyota Prius

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    Hyundai IONIQ hybride

    Hyundai Maroc a inauguré en Février en grande pompe son deuxième showroom dans la ville ocre du royaume.

    L’importateur, Global Engines, compte désormais une nouvelle adresse à Marrakech, elle se situe à l’entrée de la ville et s’étend sur 12 000 m². Hyundai est la 4e marque la plus vendue à Marrakech avec une croissance de 32% en 2017, il est donc naturel pour Hyundai de renforcer sa présence au sien de la ville ocre. L’inauguration du nouveau showroom a permis à la marque coréenne de dévoiler la nouvelle IONIQ, un véhicule hybride dans la ville écologique par excellence du Royaume.

    Contrairement à la Prius, la Ioniq mise sur un design plutôt consensuel. L’exercice demeure cependant grandement inspiré par sa rivale japonaise, comme en témoigne le hayon arrière à deux pare-brises.

    On obtient donc une configuration à hayon et une partie arrière surélevée pour permettre un espace de rangement fort appréciable malgré la présence d’une batterie imposante. Sur la ligne latérale, les proportions entre la ceinture de caisse et la surface vitrée sont cependant mieux maîtrisées que sur la Prius. À l’avant, la Ioniq présente une calandre en hexagone et des phares anguleux, signature stylistique de Hyundai.

    Alors que la Prius tente d’amadouer l’acheteur avec une présentation futuriste, la ioniq reste impassible, mariant les teintes de gris et de noir dans une combinaison qui ménage les mœurs.

    Oui, il y a ici et là des coloris de bleu pour rappeler que nous sommes à bord d’une voiture aux motorisations plutôt uniques, mais l’ambiance demeure assez terne. Au demeurant, l’assemblage, comme ce à quoi nous a habitués Hyundai ces dernières années, est sans failles, tout comme l’ergonomie des commandes. Les matières sont aussi dans l’ensemble de belle facture, à l’exception de certains plastiques durs sur le bas de la planche de bord. On prend facilement place à bord de cette ioniq, l’espace étant bien mis à profit malgré les limitations techniques.

    Le groupe hybride de la Ioniq est composé d’un quatre-cylindres de 1,6 L 105 chevaux épaulé à un moteur électrique de 32kw. La puissance maximale atteint les 141 chevaux, 19 chevaux de plus que la Prius Prime.

    Le tout est canalisé par une boîte à double embrayage à six rapports, une approche technique inédite pour la catégorie. Le tempérament est ainsi plutôt nerveux, mais il faut enfoncer la pédale pour obtenir une réelle poussée, une calibration paresseuse pour valoriser la consommation de carburant. La Ioniq se comporte d’ailleurs plus comme une hybride classique, alors que le moteur à essence prend en charge le chauffage et la climatisation et intervient relativement souvent en accélération. Les 40/50 km d’autonomie électrique demeurent atteignables si l’on ménage l’accélérateur, mais non sans l’intervention du quatre-cylindres à froid.

    Sans être une athlète de premier niveau, la Ioniq hybride fait l’étalage d’une belle adresse sur le plan du comportement routier. Le roulis n’est pas trop présent et le châssis réagit de manière généralement prévisible.

    La direction place bien la compacte en virage, mais, sans surprise, donne l’impression d’être plutôt déconnectée du train avant. Grâce à un coefficient de traînée extrêmement bas de 0,24 cx, les bruits éoliens sont quasi inexistants et l’insonorisation du train roulant est excellente. Nul besoin donc de craindre les longues distances. Le freinage, quant à lui, manque clairement de mordant, ce qui allonge de manière beaucoup trop importante les distances. Les pulsations dans la pédale n’aident également pas au sentiment de confiance.

    Alors que Toyota tente d’en mettre plein la vue avec l’immense écran tactile de la Prius Prime, Hyundai retient les services de son système multimédia employé un peu partout dans sa famille.

    L’écran, assez lisible et réactif aux commandes, présente une structure des menus sans flafla et dont la présentation date légèrement. Hyundai aurait cependant pu rendre l’expérience un peu plus ludique, du moins du côté du volet hybride. La Ioniq ne propose en outre que trois ajustements de comportement pour son groupe motopropulseur (électrique, hybride et sport), bien loin derrière la Prius Prime. Soulignons d’autre part le bon travail de chaîne audio infinity proposée en option et la présence d’Android Auto et Apple CarPlay.

    Grâce à sa frugalité comparable à la Prius Prime, près de 4 L/100 km tout dépendant du context, et son autonomie électrique équivalente, la Ioniq s’avance comme une sérieuse concurrente.

    Elle allie également un groupe motopropulseur discret et un comportement plus invitant que la japonaise en raison, entre autres, de sa boîte à double embrayage. En contrepartie, les interventions du moteur à essence pourraient être plus courtes et le système de freinage plus performant sur la recharge et la puissance.

    Affiché à 265 000 dhs en finition Aera de base en boite automatique bien dotée, la Ioniq hybride a certes un positionnement plus compétitif que la Japonaise.

    Bref, c’est une belle entrée en matière. Espérons maintenant que sa fiabilité sera aussi irréprochable que celle de la Prius.

    Source Global Engines Maroc

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