L’appétit du géant chinois semble décidément sans limites. Alors que la marque consolide sa présence sur notre marché, notamment avec l’introduction récente du nouveau Coolray Facelift, ses ingénieurs préparent en coulisses une offensive d’une toute autre nature. Le spectaculaire showcar Galaxy Cruiser devient réalité et s’attaque ouvertement à un monument de l’automobile : le Land Rover Defender.
Présenté il y a quelques mois sous les traits d’un concept-car audacieux, le Galaxy Cruiser a récemment quitté la lumière des salons pour affronter la rudesse du monde réel. Le futur franchisseur de Geely a en effet été débusqué en pleine session de tests « grand froid » dans le nord de la Suède, partageant d’ailleurs les mêmes pistes d’essais glacées que la future BMW i3. Une étape de développement cruciale qui confirme l’industrialisation imminente du modèle.
Un style cubique et des aptitudes de véritable baroudeur
Avec ce Galaxy Cruiser, le constructeur ne cache pas ses intentions : aller chasser directement sur les terres de l’iconique Land Rover Defender britannique. Pour y parvenir, le bureau de style a opté pour la recette classique mais ô combien efficace du 4×4 pur et dur : un design carré, des lignes massives et une allure indéniablement robuste.
S’il est facile de mimer un style aventurier, Geely assure que le ramage se rapportera au plumage. Le constructeur annonce de véritables capacités en « hors-piste » et, fait remarquable pour un véhicule lourdement électrifié, revendique une hauteur guéable de 80 cm. Une performance d’ingénierie notable qui rassurera les amateurs de franchissement, malgré la présence complexe des moteurs électriques et du lourd pack batteries dans les soubassements.
Technologie PHEV de pointe et plateforme haut de gamme
Sous cette carrosserie taillée à la serpe se cache une base technique extrêmement sophistiquée. Le Galaxy Cruiser reposera sur la plateforme modulaire SEA-R, une architecture de pointe que l’on retrouve déjà sous les carrosseries du Zeekr 9X et du luxueux SUV Lotus Eletre PHEV.
Sur le plan mécanique, ce Tout-Terrain Hybride promet une cavalerie impressionnante. Les premières indiscrétions évoquent l’association d’un bloc thermique (un 4 cylindres 2.0 L Turbo ou un 1.5 L Turbo) à pas moins de trois moteurs électriques.
Le véritable tour de force résiderait toutefois dans l’alimentation de cet ensemble. Geely opterait pour une batterie d’une capacité colossale de 70 kWh, un chiffre habituellement réservé aux véhicules 100 % électriques. Cette réserve d’énergie permettrait au Galaxy Cruiser d’afficher une autonomie électrique record comprise entre 250 et 275 km, redéfinissant ainsi les standards de l’hybride rechargeable sur ce segment.
La recette du succès est-elle garantie face aux références historiques ? Le pari est osé, mais le cahier des charges technique prouve que Geely a minutieusement fourbi ses armes. Nous devrions en apprendre davantage très prochainement, une présentation officielle étant fortement pressentie pour la fin du mois d’avril, à l’occasion du Salon de l’Automobile de Pékin.




























