Oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur Smart. Loin de la vision originelle de la mobilité urbaine portée par Nicolas Hayek et Mercedes-Benz en 1998, la marque opère une rupture stratégique spectaculaire. Avec la nouvelle Smart #6, le constructeur ne se contente plus de grandir : il change de dimension.
Cette nouvelle berline affiche des mensurations imposantes, dépassant les 4,90 mètres de long pour un empattement généreux de 2,926 mètres. Nous sommes désormais aux antipodes de la philosophie de la Fortwo.

Sous le capot, la #6 hérite de la technologie de sa maison-mère chinoise. Il s’agit d’une motorisation hybride rechargeable (PHEV) articulée autour du bloc Geely NordThor 2.0, une architecture déjà éprouvée sur le SUV #5 EHD. Ce groupe motopropulseur associe un 4 cylindres 1.5 L à un moteur électrique, pour une puissance cumulée qui devrait atteindre, comme sur le SUV, les 320 kW (435 ch).

Côté endurance, la berline s’appuie sur des batteries fournies par SVolt et CATL. Les chiffres annoncés sont prometteurs : une autonomie en tout électrique de 285 km (cycle CLTC), soit environ 220 km en cycle WLTP. Plus impressionnant encore, l’autonomie totale mixte est affichée à 1 800 km (CLTC), ce qui laisserait présager un rayon d’action théorique de 1 200 à 1 300 km selon les normes européennes.
Si une version 100 % électrique (BEV) est prévue dans un second temps, c’est bien cette version hybride qui pourrait débarquer en Europe d’ici une année. Une arrivée qui confirmerait la nouvelle ambition de Smart : venir chasser sur les terres des grandes routières premium.




























